La fin de l’ARENH marque un tournant dans la régulation du marché de l’électricité en France. Lors du Colloque UFE du 10 décembre, la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), présidée par Emmanuelle Wargon, a dévoilé des mesures pour préparer l’avenir énergétique.
Entre stabilité des marchés, transformation des réseaux et électrification des usages, la CRE pose les bases d’une transition réussie, où le marché post-AREN pourra répondre aux ambitions françaises et européennes.
La fin de l’ARENH, prévue pour le 31 décembre 2025, a suscité des questions sur la stabilité des marchés de l’électricité. Toutefois, Emmanuelle Wargon a tenu à rassurer :
La CRE insiste sur l’importance d’un marché fluide et sécurisé pour garantir des prix compétitifs, tout en prévoyant des mécanismes de redistribution en cas de tensions exceptionnelles.
La CRE s’est également penchée sur la concurrence des marchés de fourniture. Si la majorité des acteurs respectent les règles, certains comportements ont terni l’image du secteur.
Pour protéger les consommateurs, la CRE s’engage à :
« Informer, protéger et laisser les consommateurs libres de choisir en confiance. »
Ces efforts visent à rétablir la confiance tout en assurant une concurrence saine et équilibrée sur le marché de détail.
Le développement des énergies renouvelables et l’objectif de décarbonation imposent une transformation en profondeur des réseaux électriques. La CRE identifie plusieurs priorités :
Cependant, le bilan des 24 premières périodes des appels d’offres (2021-2023) montre que seulement 70 % des capacités prévues ont été attribuées, soulignant un retard à rattraper.
Pour réussir la décarbonation, la CRE appelle à une augmentation de la consommation électrique pour remplacer les énergies fossiles. Cela passe par :
La modernisation des heures creuses avec l’arrivée des heures méridiennes pour aligner la consommation sur les périodes de production solaire.
Le résultat attendu ? Une facture plus lisible et plus stable pour le consommateur final.
Des investissements dans l’électrification des usages (chauffage, transports, industries).
La stabilisation des aides pour encourager l’adoption de solutions électriques.
« Consommer plus, consommer mieux, et au bon moment. »
La CRE envisage d’ajouter plus d’heures creuses l’après-midi en été, incitant les consommateurs à déplacer une partie de leur consommation dans des plages horaires moins onéreuses, contribuant à l’équilibre du système électrique.
La CRE prépare activement l’avenir énergétique français en assurant :
L’équilibre entre offre, demande, et réseau est la clé d’une transition énergétique réussie. La CRE se positionne en acteur central, garantissant compétitivité, stabilité, et décarbonation pour les années à venir.
Ce colloque, intervenu juste avant l’annonce officielle du TURPE-7, illustre l’importance de l’alignement entre les objectifs de régulation et la modernisation des réseaux.
Pour comprendre en détail les implications du TURPE-7, retrouvez notre article dédié qui explore ses enjeux et impacts.